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Le Turnover de la génération Y dans les entreprises au Luxembourg

Écrit par Béatrix Charlier le 16 octobre 2016

Comment prévenir le départ prématuré des jeunes employés dans le monde de l’entreprise ?

Et surtout, comment aider à construire l’entreprise de demain, qui répondrait aux attentes de ces jeunes ?

Pour répondre à cette question, une grande enquête menée par le L.I.S.T., Luxembourg Institute of Science and Technology, à l’initiative du cabinet conseil P’OP dresse une configuration des attentes, des valeurs de la vision des jeunes en entreprise, tant dans les relations interpersonnelles que dans leur plan de carrière en général. 

Elle apporte aux leaders une vision de ce que cette génération Y souhaite et surtout des possibles ponts à créer.

Pourquoi les jeunes quittent-ils leur entreprise ?

Comment créer un univers professionnel qui donne envie de rester sur le long terme, et de s’investir ? 

Toutes les statistiques mesurant le phénomène en attestent, le turnover est en progression. Il serait dû à l’arrivée d’une nouvelle génération dans le monde du travail : la génération Y.

D’où vient cette appellation « génération Y » ?

D’abord parce qu’elle suit la génération X (du nom du roman à succès de Douglas Coupland) ; née avec l’abondance et qui a découvert la crise. Le « Y » pourrait aussi venir du mot « WHY » (qui se prononce comme la lettre Y en anglais), référence à une génération qui demande le « pourquoi » de chaque instruction reçue.

Comme la définit Emmanuelle Duez de la start-up The Boson Project, il s’agit de la première génération

  • Post-moderne à l’aube d’une nouvelle ère,
  • Numérique ayant le savoir à portée de clics, 
  • Mondiale interconnectée à l’échelle de la planète,
  • Prochaine grande génération. En 2015, 50% de la population mondiale a moins de 25 ans. 

Baptisés « digital natives », « e-génération », « Millenials » ou encore « App generation » par Howard Gardner, cette génération d’homos numericus fait naître de nouveaux paradigmes dans un monde en pleine mutation dont les impératifs sont l’interconnexion, la transparence, l’ouverture… Elle sait pertinemment que 47% des métiers seront robotisables dans les années à venir ; qu’en 2030, 60% des métiers qui embaucheront n’existent pas encore, et que dans le monde de l’entreprise 50% des compétences seront obsolètes dans deux ans. 

Les études se confrontent aux études.

Certaines, dont celle de « The Deloitte Millennial Survey 2016 » réalisée dans 26 pays, attestent que 44% des Millenials souhaitent quitter leur employeur dans les deux prochaines années.

En résumé, voici les résultats de notre enquête publiée en octobre 2016.